Le sondage technologique 2025-2026 de Ski Area Management mérite bien plus qu’une lecture rapide. C’est une fenêtre directe sur ce que vivent les opérateurs de stations de ski en ce moment : où vont leurs investissements, où se trouvent leurs frustrations, et où ils voient les plus grandes occasions de combler l’écart. On a trouvé les résultats suffisamment parlants pour y répondre, parce que ce que disent les opérateurs correspond étroitement à ce qu’on entend des équipes de stations chaque saison.

Le constat de départ est optimiste. Quatre-vingt-cinq pour cent des répondants affirment que leurs budgets technologiques ont augmenté au cours des trois dernières années. Près des deux tiers considèrent la technologie comme stratégiquement importante pour leur organisation. Les investissements numériques faits pendant la pandémie portent leurs fruits, et les stations appuient davantage sur l’accélérateur plutôt que de lever le pied.

Mais sous cette confiance se cache une tension structurelle constante, qui ressort dans les données sur les frictions, les commentaires libres et les priorités d’investissement. Le problème n’est pas la capacité. C’est la connectivité.

Le problème d’architecture

La conclusion la plus révélatrice du sondage n’est pas un chiffre isolé. C’est la combinaison de deux.

Quarante-neuf pour cent des répondants disent adopter une approche axée sur les meilleurs produits du marché, c’est-à-dire différents fournisseurs pour différentes fonctions. Parmi les très grandes stations, ce chiffre atteint 86 %. En même temps, les deux principales sources de friction au quotidien sont les limites des fournisseurs (37 %) et les intégrations (24 %).

Plus de fournisseurs, plus de capacité, plus de charge d’intégration.

Un répondant d’une grande station l’a dit clairement dans les commentaires libres : « On recueille une quantité considérable de données opérationnelles, mais il n’existe aucun système unifié qui intègre l’ensemble de la station pour conserver et analyser ces données. »

Un autre, d’une station de taille moyenne, a décrit une pile technologique comprenant des systèmes de restauration, de spa, de montagne et d’hébergement qui ne communiquent pas entre eux, « ce qui limite notre capacité à offrir une expérience complète et un CRM complet. »

Ce ne sont pas des plaintes isolées. Ce sont les conséquences prévisibles d’un environnement axé sur les meilleurs produits qui a évolué plus vite que l’infrastructure d’intégration qui le soutient. Chaque fournisseur résout bien sa partie. Le problème, c’est les espaces entre eux, là où les données se perdent, où l’identité du visiteur se fragmente d’un système à l’autre, et où votre équipe passe des heures à réconcilier des informations qui auraient dû être unifiées dès le départ.

Le sondage confirme que les stations en sont conscientes. Quand on leur a demandé où les futurs investissements technologiques devraient se concentrer, « améliorer l’intégration des systèmes et le flux de données entre les départements » s’est classé premier, cité par 54 % des répondants. Ce n’est pas une coïncidence. C’est l’industrie qui nomme elle-même son propre défi architectural.

L’écart dans l’expérience visiteur

La deuxième priorité d’investissement future, à 52 %, est d’améliorer le libre-service et les expériences mobiles pour les visiteurs. Il vaut la peine de souligner que 55 % des répondants disent avoir déjà une application mobile ou un portail visiteur. Le problème n’est pas l’absence. C’est la profondeur.

La plupart des applications de stations offrent aujourd’hui aux visiteurs l’accès aux conditions, aux cartes des pistes, et peut-être un lien pour acheter. Ce que les visiteurs attendent de plus en plus, particulièrement la cohorte des milléniaux et de la génération Z qui représente la prochaine décennie de visites fiables, c’est quelque chose de plus. Ils s’attendent à planifier, réserver, modifier, commander et naviguer dans leur visite depuis une seule expérience, de la même façon qu’ils gèrent tout le reste dans leur vie numérique.

Les données le confirment. Soixante-six pour cent des skieurs milléniaux préfèrent réserver tous les éléments de leur voyage sur mobile. Soixante-quatorze pour cent des skieurs de la génération Z et des milléniaux utilisent le mobile pour rechercher et planifier leurs voyages. Et les investissements que les stations identifient comme ayant l’impact le plus mesurable — RFID et contrôle d’accès (24 %), plateformes de commerce électronique (22 %), et point de vente et paiements (19 %) — sont tous unis par un seul thème : réduire les frictions aux moments où les visiteurs décident de s’engager et de dépenser.

Le schéma est clair. Les investissements technologiques qui réduisent les frictions dans le flux des visiteurs et les achats génèrent les gains les plus visibles. La prochaine frontière consiste à étendre cette logique plus profondément dans la visite : commandes mobiles depuis le télésiège, temps d’attente en temps réel et alertes de congestion, offres personnalisées déclenchées par la localisation et l’historique d’achat du visiteur, et une seule application qui reconnaît le visiteur à chaque point de contact, de l’achat à l’avance jusqu’à l’après-ski.

Ce n’est pas une liste de souhaits. Les stations qui ont bâti cette couche connectée mesurent déjà la différence. Les commandes mobiles ont atteint 35 % des transactions de restauration en une seule saison dans les propriétés qui les ont déployées. Les visiteurs qui s’engagent avec une expérience d’application connectée affichent des taux de conversion de visites répétées 2,8 fois plus élevés que les visiteurs sans point de contact numérique. La navigation en temps réel augmente l’exploration en montagne et réduit les plaintes liées aux frictions.

L’écart entre l’application que la plupart des stations ont aujourd’hui et l’expérience que les visiteurs commencent à attendre est bien réel. Et il se rétrécit rapidement.

Le problème des données

Seulement 35 % des répondants au sondage disposent d’un système unifié pour les rapports et l’analytique dans tous les départements. Trente-huit pour cent sont en train d’en construire un. Vingt-cinq pour cent n’ont pas de stratégie de données centralisée du tout.

C’est la conséquence en aval du problème d’architecture décrit ci-dessus. Quand la billetterie vit dans un système, la restauration dans un autre, la location dans un troisième et les cours dans un quatrième, il n’y a pas de voie claire pour répondre à des questions de base au niveau de la station. Qu’est-ce que vos 100 meilleurs visiteurs ont dépensé en tout au cours de leur visite? Comment évolue votre coût alimentaire par rapport à la saison dernière? Comment les ventes de billets à l’avance pour ce week-end sont-elles corrélées avec vos prérésevations de location et de cours?

Les stations avec des données connectées peuvent répondre à ces questions en quelques secondes. Les stations sans elles passent des heures sur des exports manuels déjà dépassés au moment où ils sont examinés.

La troisième priorité d’investissement future — l’analytique et les tableaux de bord, cités par 42 % des répondants — reflète la demande pour une meilleure réponse. Mais l’analytique n’est aussi bonne que les données qui l’alimentent. Un tableau de bord construit sur des systèmes déconnectés nécessitera toujours une réconciliation manuelle. La solution n’est pas une meilleure couche de rapports. C’est de connecter les données sous-jacentes à la source.

Les stations qui sont passées à des plateformes unifiées décrivent la différence en termes opérationnels. Les prévisions passent d’une estimation éclairée basée sur des tendances historiques à une vue en temps réel des ventes à l’avance, des prérésevations de location et des engagements de cours. Les décisions en matière de dotation pour un week-end achalandé deviennent axées sur les données plutôt que sur l’instinct. La clôture de fin de mois pour les opérations multi-lodges passe d’un processus manuel de trois à quatre jours à moins de deux heures.

L’avantage concurrentiel des données unifiées n’est pas abstrait. Il change la rapidité avec laquelle une équipe peut répondre aux conditions, aux opportunités et au comportement des visiteurs : dans la journée, dans la saison et d’une année à l’autre.

La réalité des effectifs

Le sondage ajoute une dimension supplémentaire qui influence la façon dont tout ce qui précède se déroule au niveau opérationnel : la plupart des stations fonctionnent avec des équipes TI réduites.

Dix-huit pour cent des répondants rapportent avoir zéro à un membre du personnel TI dédié. Cinquante et un pour cent en ont entre deux et cinq. C’est beaucoup de complexité technologique gérée par un très petit groupe de personnes, surtout quand les budgets augmentent et que de nouveaux systèmes sont ajoutés.

Un répondant a décrit le défi candidement : « le temps et la disponibilité du personnel et les priorités concurrentes » comme les principaux obstacles à maintenir les systèmes à jour et à maintenir une progression sur les initiatives technologiques.

Ce n’est pas un problème qui se règle en ajoutant plus d’outils. Dans bien des cas, ajouter des outils sans augmenter la capacité alourdit le fardeau. Les stations qui progressent le plus dans leurs programmes technologiques ne sont pas nécessairement les plus grandes ou les mieux dotées en ressources. Ce sont celles qui ont fait des choix délibérés quant à l’endroit où concentrer les relations avec les fournisseurs et où déléguer la gestion courante de l’infrastructure, pour que leurs équipes puissent se concentrer sur l’expérience visiteur plutôt que sur la maintenance des systèmes.

Les services gérés, que ce soit pour des plateformes individuelles ou pour l’environnement d’infrastructure plus large, ne sont pas une option par défaut ou un dernier recours. Pour les équipes réduites qui gèrent des piles complexes, ils font de plus en plus la différence entre une stratégie technologique qui reste à jour et une qui prend perpétuellement du retard.

Ce que ça signifie pour la stratégie de plateforme

Le sondage SAM ne plaide pas en faveur d’un fournisseur ou d’une plateforme en particulier. Mais les données plaident clairement en faveur d’un type d’architecture particulier.

Les stations qui décrivent la plus grande satisfaction avec leur technologie rapportent un fort alignement entre les systèmes de base. Les stations qui décrivent le plus de friction rapportent les écarts entre eux. Les priorités d’investissement que les opérateurs ont nommées — spécifiquement l’intégration, le libre-service visiteur et l’analytique — sont exactement les domaines où la fragmentation fait le plus de dommages.

Pour les leaders de stations qui évaluent leur approche technologique, la question pertinente n’est pas quel fournisseur a le meilleur ensemble de fonctionnalités pour une seule fonction. C’est quelle combinaison de décisions de plateforme produira le moins de charge d’intégration, les données visiteur et opérationnelles les plus unifiées, et la meilleure expérience pour un visiteur qui s’attend à ce que sa montagne le connaisse dès le moment de la réservation jusqu’à la fin de sa saison.

Cette question mérite d’être posée plus directement que la plupart des évaluations technologiques ne le permettent. Le sondage SAM vous donne les données pour entamer cette conversation avec clarté.

Où accesso s’inscrit dans tout ça

accesso connecte la billetterie, les opérations de restauration et de commerce de détail, l’identité des visiteurs, l’expérience mobile et l’analytique dans un seul écosystème : un seul fournisseur, un seul modèle de données et un seul point de responsabilité pour l’ensemble du parcours visiteur.

Les stations qui utilisent notre plateforme rapportent des résultats qui correspondent directement aux lacunes identifiées par le sondage SAM :

Le problème d’intégration : Manning Park a éliminé plus de 40 heures par mois de rapports manuels après avoir déplacé la billetterie, l’école de ski et la gestion des locations vers une seule plateforme connectée. Les données de tous les départements se trouvent maintenant au même endroit, et les prévisions en matière de dotation et d’inventaire sont pilotées par les ventes à l’avance en temps réel plutôt que par des estimations historiques.

L’occasion de revenus et d’achat anticipé : Perfect North Slopes a réalisé une augmentation de 45 % d’une année à l’autre des ventes de laissez-passer de saison après avoir déployé une plateforme d’achat anticipé unifiée. Les revenus pré-engagés ont remplacé la dépendance aux visites spontanées, réduisant l’exposition aux aléas météorologiques et améliorant la précision de la planification dans l’ensemble de l’opération.

L’écart dans l’expérience visiteur et le mobile : Les déploiements de notre plateforme d’expérience visiteur mobile dans les stations de taille intermédiaire ont généré en moyenne 30 $ de revenus en application par utilisateur et plus de 600 000 $ US de revenus saisonniers supplémentaires. L’engagement par gamification atteint 40 % des utilisateurs de l’application, contre 20 % pour les applications standard. Les taux de conversion de visites répétées sont 2,8 fois plus élevés pour les visiteurs qui s’engagent via l’expérience d’application connectée.

Le problème des données : Les propriétés utilisant les rapports unifiés de notre plateforme ont réduit la clôture de fin de mois de processus manuels de plusieurs jours à quelques heures. L’analyse des coûts alimentaires en restauration, l’optimisation de l’inventaire de location et le suivi des performances interdépartementales deviennent en temps réel plutôt que rétrospectifs.

Et pour les équipes opérationnelles qui fonctionnent avec peu de personnel TI, la capacité de services gérés d’accesso va au-delà de nos propres produits, prenant en charge la gestion de l’infrastructure pour que les équipes technologiques des stations puissent rester concentrées sur le visiteur plutôt que sur la pile technologique.

Le sondage SAM reflète une industrie du ski qui prend la technologie au sérieux et investit en conséquence. Le défi maintenant est de faire travailler ces investissements ensemble. Les stations qui y parviennent au cours des prochaines saisons auront des avantages structurels en matière de fidélisation des visiteurs, d’efficacité opérationnelle et de prévisibilité des revenus qui s’accumulent avec le temps.

Si les lacunes en matière d’intégration, de données ou d’expérience visiteur dans le sondage vous semblent familières, on aimerait discuter de ce que les résoudre pourrait signifier pour votre opération spécifiquement.

Si vous participez au NSAA ce mai, venez nous trouver. On aura la plateforme complète en démonstration et les bonnes personnes dans la salle pour avoir une vraie conversation sur où en est votre opération aujourd’hui et où vous voulez qu’elle aille. C’est l’un des meilleurs contextes qu’on connaisse pour voir la plateforme en action et entendre directement d’autres opérateurs de stations qui ont traversé les mêmes décisions que vous prenez maintenant.

Retrouvez accesso au NSAA en mai, visitez accesso.com, ou communiquez avec votre équipe de soutien accesso pour entamer cette conversation.

Source : SAM « Technology Temp Check », mars 2026. Statistiques du sondage tirées du sondage technologique SAM 2025-2026, 76 répondants. Données sur les résultats des stations tirées des déploiements clients d’accesso.